Comme tous les ans depuis 5 ans, je mes uis rendu du 18 au 27 février au Caire, invité par l'hôpital militaire de Maadi pour faire des consultations et des conférences. Jusqu'au dernier jours, je n'ai pas su si la mission pourrait se réaliser. Le départ du président Hosni Moubarak le 11 février a permis l'apaisement, et l'ambassade d'Egypte a insisté pour que je me rende, comme prévu, à Maadi.
Arrivé le vendredi 18 au soir, j'ai eu du mal à regagner l'hôtel Sémiramis (vide, drôle d'impression), situé sur la place Tahrir, car une gigantesque fête s'y déroulait, pour fêter la liberté retrouvée. Les tanks et les jeunes militaires participaient à la fête. Les enfants, privés d'écoles depuis un mois, étaient aussi à la fête.
Traverser Tahrir était beaucoup moins dangereux que d'habitude, où je risquait de me faire écraser par des voitures roulant à tombeau ouvert....
L'adaptabilité des marchands ambulants de la place est impressionnante: on trouvait partout les insignes nationalistes et les premiers T shirt de martyrs de la révolution du 25 janvier à coté des vendeurs de patates douces habituels.
Tous les soirs, des réunions politques se tenaient sur la place, entourées d'un cordon fin de la police militaire, les policiers en noir ayant disparu depuis 15 jours...On voit, derrière le musée du Caire (rose), le bâtiment brulé du parti du président...
Olivier est venu me retrouvé quelques jours avant mon départ. Nous avons été envoyé par l'armée sur la mer rouge, à Ait Sokhna, loin des manisfestations du Caire...Hélas, il y a fait un froid de loup, pas question de se baigner...Comme récompense, nous avons pu visiter, en insistant, un monastère du 6ème siècle en plein désert dédié à St Paul de Thèbes, ermite alimenté pendant 15 ans par un corbeau.
Au retour, la visite du musée du Caire, pratiquement désert, a été un vrai plaisir. En dehors des vitrines de la boutique du musée qui avaient été vidée de ses bijoux par des voleurs, nous n'avons pas remarqué les quelques pièces manquantes, tant le musée est riche...
L'accueil de mes collègues Egyptiens, ici devant le département d'oncolie et d'hématologie de l'hôpital, a été encore plus chaleureux que d'habitude, touchés par mon héroïsme... Il est vrai que le touriste était rare, et que l'ambiance à Guizeh et au soukh était en berne.
Nous nous sommes quitté en promettant de se revoir l'année prochaine, dans une Egypte démocratique et ouverte...
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